Biographie d’Albert Camus

L’enfance algérienne et les débuts

Albert Camus est né en 1913 en Algérie. Elevé par sa mère quasi-analphabète d’origine espagnole et sa grand-mère, ils vivent avec son frère une enfance dans la plus grande pauvreté, son père étant mort à la guerre en 1914. C’est son instituteur, à qui il dédiera son discours de remise du Prix Nobel de littérature, qui le remarque, l’aide et lui permet ainsi d’obtenir une bourse et d’aller au lycée à Alger en 1924.

Il suit ensuite des études de philosophie, et adhère au Parti Communiste dès 1934. Il se marie la même année avec Simone Hié. Sa santé fragile (il est atteint de tuberculose) l’empêche de suivre une carrière dans l’enseignement. Son engagement politique très profond l’amène donc tout naturellement à la profession de journaliste. Il rompt avec le Parti Communiste qui lui reproche sa liberté de pensée dès 1937, alors qu’il est déjà séparé de sa première épouse. Il rédige de nombreux articles et fonde un théâtre.

 

L’engagement

En 1940, il épouse Francine Faure et quitte l’Algérie pour la France avec elle. Ils auront deux jumeaux, Jean et Catherine. Il obtient une place journal Paris-Soir en tant que secrétaire.

Dès 1941 il s’engage dans la Résistance et publie en 1942 « l’Etranger », soutenu par André Malraux, ainsi que « le Mythe de Sisyphe », entamant ainsi son « cycle de l’absurde ». En 1944 il prend la direction du journal clandestin Combat qu’il gardera jusqu’en 1947. Ses nombreux articles humanistes et révoltés seront rassemblés sous le titre d' »Actuelles I – Chroniques 1944-1948″ en 1950 et « Actuelles II – Chroniques 1948-1953 » en 1953.

Après la guerre Camus n’aura de cesse de dénoncer lee injustices du monde, quelles qu’elles soient, se fâchant ainsi avec nombre de ses amis mais affirmant un esprit libre, révolté et insoumis toujours au service de l’humanisme et de la justice, ardent défenseur de la paix.

 

Albert Camus, l’écrivain

Dès 1936 il fonde et dirige un théâtre qu’il veut populaire, ouvert aux plus défavorisés, le Théâtre du Travail, qui devient en 1937 le Théâtre de l’Equipe. Il est aussi acteur, il écrit des pièces et met en scène de grands classiques comme des créations. Ce goût du théâtre l’occupera toute sa vie.

Après la publication des quatre ouvrages de ce qu’il nomme lui-même « le cycle de l’absurde », c’est-à-dire le roman « l’Etranger » et l’essai « le Mythe de Sisyphe » en 1942 et les deux  pièces de théâtre « Le Malentendu » et « Caligula » en 1944, la publication de son roman « la Peste » en 1947 est très remarquée. Il connaît un grand succès du public immédiat et reçoit le Prix des Critiques. C’est en 1957 qu’il recevra le Prix Nobel. Toute l’oeuvre de Camus sonde l’homme et son rapport au monde, la nécessité de questionner l’existence et dans le même temps l’impossibilité de répondre à ce questionnement, à comprendre le sens de la vie. C’est donc cette philosophie de l’ « absurde » qui mène l’homme à la révolte, mais à une révolte empreinte d’humanisme.

 

La fin prématurée

Ses amitiés comptaient André Malraux, Emmanuel Roblès, René Char, André Gide, un temps Jean-Paul Sartre, etc., et le neveu de l’éditeur Gaston Gallimard, Michel Gallimard. C’est avec lui qu’il trouve la mort le 4 janvier 1960, dans un tragique accident de voiture.

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